8 Papa Chef et le monde surnaturel

La vie sociale à Awara ne se réduisait pas aux relations entre les humains. Des êtres spirituels de la tradition javanaise et musulmane, des divinités hindous, le mysticisme bouddhiste, les âmes des ancêtres et plusieurs autres êtres invisibles partageaient la vie des habitants.

Adat, Vishnou et Bouddha

Le village indonésien de Sinnamary se voulait une miniature de la société idéale tirée de la mémoire de Java des immigrants. Ils avaient reconstruit des éléments de l’ancienne tradition culturelle javanaise appelée Adat , ce qui signifie « coutumes » ou habitudes de vie. Ce mot d’origine arabe réfère paradoxalement aux anciennes manières de faire qui existaient avant l’islamisation de Java.
L’ Adat admet la présence de multiples êtres spirituels vivant dans l’univers naturel et humain. Parmi ces esprits, ceux des ancêtres tiennent une place centrale.
L’ Adat s’incarnait par les savoirs faire ancestraux mais en particulier, dans les rituels ( voir Chapitre Slametan ) et la numérologie qui réglait les activités quotidiennes .
Une version particulière de la religion musulmane était pratiquée par la majorité de la population. Un dirigeant religieux, le Ka’um, vivait sur place. Seul à être « droit avec sa religion » parce qu’il était pratiquant et que les autres musulmans, outre l’étiquette, ne se préoccupait pas beaucoup de la pratique religieuse. Quelques personnes pouvaient réciter des versets du Coran, mais elles ne pouvaient pas en décoder le sens, ne parlant pas l’Arabe. Elles disent l’avoir appris comme des perroquets quand elles étaient plus jeunes.
Papa Chef représentait la troisième dimension essentielle de la culture javanaise reproduite à Awara dont il assurait l’active présence des références religieuses hindou-bouddhistes dans la gestion des activités quotidiennes. Quelques autres personnes du village, dont le plus vieil homme suivaient ses enseignements.

Le Bouddhisme de Papa Chef

Ce « bouddhisme » est caractéristique de la région du centre de Java d’où provient Papa Chef et où, malgré l’islamisation de la population, la tradition hindou pré-musulmane persiste. Le « Bouddhisme » dont il est question est une synthèse d’éléments hindouistes et bouddhistes.
Ce petit schéma résume les enseignements de Papa chef concernant sa place dans la hiérarchie politique et religieuse.

La hiérarchie politico-religieuse selon Papa Chef
Un chef traditionnel javanais est un intermédiaire entre la population, le représentant de l’État qui est le Roi et les grandes divinités hindoues « Vishnou, Brahma, Shiva » et l’être suprême, Bouddha, un homme dieu.
Papa Chef explique ainsi les liens hiérarchiques entre Bouddha avec les divinités hindoues.
Bouddha est un homme devenu un dieu parce qu’il aurait conçu une « discipline pour vivre » dont l’ensemble des règles forment la loi coutumière javanaise, l’Adat ou la tradition.
L’Adat est un éventail de prescriptions et de prohibitions qui règle les activités humaines, touchant aussi bien la marche des travaux agricoles que les rites collectifs.
Dans une famille, l’administration de ces règles incombe au père et les signes de ce pouvoir sont transmis de père en fils. Par exemple, Papa Chef aurait obtenus des textes anciens rédigés en sanscrit, « l’écriture de Bouddha », et d’une paire de kriss, poignards javanais rituels richement garnis et à lame ondulée qui démarque son origine familiale.
Le chef symbolise son attachement à la tradition par une gravure qu’il a lui-même fabriquée et qui représente deux dragons mythiques, créateurs de l’humanité, composés à l’aide des vingt lettres de l’alphabet javanais.

Calligraphie des dragons javanais par Papa Chef
Ces dragons sont placés près de la porte principale de sa maison. L’agencement des lettres signifie pour lui : « Pour devenir un grand chef, obliger donner la route avec population » ou, en d’autres termes, qu’un chef se doit de faire respecter les règles de l’Adat et de les appliquer.

Les divinités hindoues

Intégrées à la suite de Bouddha, trois divinités hindoues se partagent le pouvoir : Brahma est créateur du monde, Vishnou donateur distribue ses richesses et Shiva, destructeur assure le renouveau.

Ce tableau résume les rapports jour-divinité.
Ce sont les « ministres de Bouddha ». Ils permettent la réalisation de sa « discipline pour vivre ». Chacune de ces divinités est particulièrement active rendant certains jours de la semaine. Ces journées commencent à 18 heures la veille du jour correspondant à notre calendrier et durent 24 heures. Par exemple, le jeudi débute le mercredi à 18 heures et se termine à la même heure le jeudi.
La fonction de chacune des divinités détermine le comportement à adopter le jour correspondant. Un exemple illustre ce que Papa Chef entend :
« La tâche la plus importante du chef est de mener à bien la marche des travaux collectifs. Il doit déterminer le meilleur jour pour effectuer chaque type de travaux. L’heure aussi est importante. Quand on fait un abattis, il faut que ce soit un mardi, un vendredi ou un samedi. Shiva le « ministre de la destruction » veille à la bonne marche de la coupe des arbres.
Plus tard, si on fait une pépinière pour les premières semailles du riz, on plante les graines un dimanche ou un mercredi ; Brahma qui fait tout, fera pousser le riz. Pour les récoltes des pousses de riz, on attendra un lundi ou un jeudi, car c’est Vishnou qui donne tout. »
Papa Chef conçoit que l’élément le plus important de ces trois divinités est « Vishnou » auquel il voue un culte particulier.

Le culte de Vishnou

Vishnou est en position intermédiaire entre Brahma et Shiva et les domine. Il symbolise le juste milieu, la « moyenne ». Le culte Vishnou est primordial pour Papa Chef car il l’aide à maintenir le consensus pour qu’il n’y ait pas de mécontents lors des prises de décisions.
Lors des réunions publiques entre Javanais, le Papa Chef adopte une attitude modérée qu’il associe à Vishnou. Il considère important de n’avoir aucun parti-pris avant que toutes les informations aient été communiquées. Pour obtenir l’appui de Vishnou, il fait en sorte que ces réunions aient lieu les jeudi et lundi.

L’ascétisme javanais

L’influence bénéfique de Vishnou est obtenue en respectant la «discipline bouddhiste», une l’éthique de la pratique de l’ascétisme.
Chaque journées de Vishnou, les lundi et jeudi, il faut jeûner, s’abstenir de rapports sexuels et méditer. Ces journées de Vishnou sont paisibles, car il faut :
« Respecter avec toute nature, tout ce qui respire, depuis la fourmi jusqu’à l’éléphant ».
La pratique de l’ascétisme est particulièrement importante durant les trois jours de l’anniversaire d’un individu: la veille, le jour même et le lendemain, les ancêtres se réincarnent en soi :
« …Ne mange pas viande, touche pas femme, respect avec toutes nations et tous animaux, parce que Papa, Maman là-dedans, vous Bon Dieu ».
Le culte des ancêtres apporte du succès et de la chance qui, couplés aux pouvoirs des divinités hindoues, confèrent des moyens utilisables pour influencer le cours de la vie quotidienne.
Ces pouvoirs mystiques sont multiples : ils permettent de modifier le comportement des gens, ils favorisent la richesse et le pouvoir politique. Ils confèrent aussi des pouvoirs de guérisseurs et de vaticinateur, un pouvoir permettant de prévoir l’avenir.
Des symboles, empruntés à des héros de la version mythologique de l’histoire des royaumes javanais, représentent les éléments nécessaires à la méditation et à l’ascétisme ; Papa Chef porte l’ongle du pouce gauche à une longueur d’environ 1.5 cm, symbolisant le contrôle des cinq sens.
Les qualités personnelles que cette discipline permet de développer sont symbolisé par ses habits . Il porte normalement un pantalon sombre, une chemise blanche avec un mouchoir de poche rouge, et un képi noir.
Ces couleurs signifient : volonté (noir), pureté (blanc), et bravoure (rouge). Cette idée de bravoure peut être illustrée par ces mots de Papa Chef :
« Si par derrière, mort, si devant, mort, devant quand même ».

Le rôle de Shiva

La puissance de Shiva se manifeste particulièrement dans des situations de conflits où il dit qu’il «ne lui est pas nécessaire de répondre» car, Shiva intervient à sa place :
« Si toujours le jeudi, mange pas viande, touche pas femme, respecte avec toutes personnes, toutes nations, Shiva aider, si une personne vous blesse il la rendra malade. »
La sanction de Shiva peut intervenir à chaque fois que son Rukun, l’harmonie intérieure est perturbée par des conflits. Par exemple selon l’opinion d’un Javanais :
« Les Indonésiens ne parlent pas. S’ils ne disent rien, après il arrive quelque chose à celui qui les a trahis. Avec Papa, c’est comme ça ; si quelqu’un lui fait un mauvais coup, il ne dit rien. Après, il peut arriver quelque chose à celui-là. Il peut être malade ou avoir un accident. Papa ne dit rien, il ne prie pas, même pas pour qu’il lui arrive quelque chose, mais il arrive quelque chose quand même » .
Rester impassible devant le conflit est une démonstration de pouvoir mystique.
De nombreuses anecdotes corroborent cette opinion. Bien des gens du village imputent des malheurs arrivés à certains individus, à des conflits qu’ils auraient eus avec leur chef. Déplaire peut rendre malade.
Par exemple, on raconte qu’en 1961, un des hommes du village avait rejeté l’appel au drapeau indonésien lors de la fête nationale, il avait parlé contre et travaillé sans assister à la fête. Tous les gens surent qu’il avait déplu au chef. Le 18 août suivant, l’homme tomba gravement malade et mourut quelques jours après. Sa famille dut vendre sa maison et déménager.
L’autre cas eut lieu en 1962, lorsqu’un autre homme n’assista pas à la fête nationale et hissa son propre drapeau indonésien sur sa maison, s’appropriant ainsi l’un des privilèges du chef. Quelques jours après, il tomba malade dans un champ, paralysé de la moitié du corps et fut hospitalisé. Il vit toujours dans le village. Il est presque entièrement guéri, n’ayant plus que son gros orteil qui soit encore paralysé.
Le culte de Vishnou permettrait de contrôler les excès protecteurs de Shiva, qui assure le contrôle social par des sanctions surnaturelles appréhendées.

Le porc-épic

Shiva est actif dans tous les conflits mais on peut s’en protéger en portant sur soi une épine de porc-épic . Les propriétés magiques de cet animal sont expliquées par Papa Chef par un récit qui raconte comment un porc-épic, ayant astucieusement conseillé un roi, se vit nommer chef de tous les animaux.
Avant, le lion était le roi des animaux. Un jour, il perdit son sceptre. Il fit une assemblée nationale des animaux de toutes espèces. Il leur demande de l’aider à le retrouver. Le porc-épic dit : Pouvez-vous marcher d’ici à là ? Tous le regardèrent d’un air frondeur, car, il n’était qu’un tout petit chef. Le Roi exécute sa demande et retrouve son sceptre. Le lion a alors demandé au porc-épic de le remplacer comme grand-chef des animaux..
La nature magique des épines de porc-épic permet de combattre les esprits maléfiques et d’influencer les gens.
Le chef se compare au porc-épic : le plus petit conseille les plus grands.
Ces influences sont parfois le résultat d’activités occultes pratiquées sous les conseils d’un spécialiste qui habite à Java, avec lequel il est possible de correspondre par courrier à partir de l’Amérique du Sud. Ses lettres sont adressées à : « Papa Djoko, magnétisme et hypnotisme ». Cette personne serait âgée de plus de 150 ans et n’aurait…jamais vu ni touche une femme.
Certains pouvoirs permettent de communiquer à distance avec d’autres personnes. Pour cela, il faut attendre une journée de Vishnou et s’asseoir dans la position du Sila : les jambes repliées vers le corps tenu rigide, et le bras gauche croisé par-dessus le droit.
On place ensuite dans la bouche un « petit bagage », qui est un petit sac de cuir contenant une épine et du foie séché de porc-épic ainsi qu’un feuillet sur lequel est inscrite une formule magique en sanskrit. Il suffit alors de prononcer mentalement le nom de la personne à influencer pour qu’elle se présente chez soi si la distance n’est pas trop grande, sinon le sujet deviendra « fou ».
A la puissance médiatrice de Vishnou s’ajoute un culte des ancêtres qui apportent du succès et de la chance et confèrent des moyens utilisables pour influencer le cours de la vie quotidienne.
Toutes ces forces permettent de modifier le comportement des gens. Elles favorisent la richesse et l’influence politique et attribuent des dons de guérisseur (Dukun) et de vaticinateur.
Ces fonctions insèrent le chef dans un réseau de relations interpersonnelles qui lui assure un contrôle direct sur toutes les activités que peuvent entreprendre les gens. Avant toute activité, que ce soit pour un voyage, un mariage, un travail ou une cérémonie, les Javanais consultent le chef.

Le système prévisionnel Petang

Le lundi et le jeudi, Papa Chef procède à un petit rite dans lequel un élément de hasard révèle des informations additionnelles sur des événements futurs. Il visite alors une petite pièce d’un mètre cinquante sur deux mètres, située à l’arrière de sa maison : c’est « l’Église de Bouddha« .

« Autel de Bouddha » chez Papa Chef
Un seul meuble s’y trouve : « l’autel de Bouddha » qui est une table sur laquelle sont disposés divers objets hétéroclites ayant des significations symboliques ou incitatrices.
Les éléments les plus volumineux sont une gravure des dragons mythiques et une reproduction colorée d’un héros légendaire javanais tiré de l’art classique et des marionnettes de théâtre d’ombres ou Wayang qui représentent des incarnations de Vishnou. (Absent de cette photo, mais en entête de ce texte),
Entre ces dessins, les Kris, poignards ondulés cérémoniel légués par son père, plusieurs mètres de tissu bleu blanc et rouge, qui donnent « la chance en pays français » et une borne kilométrique miniature pour « la décoration » tout en balisant l’espace sacré.
Ici et là sont disposées des bouteilles de parfum et d’eau de Cologne, ainsi que différentes pièces de monnaie française (1, 5, 10, 20 centimes et 1 F) afin de devenir riche.
Remarquons que cette mesure incitatrice à la richesse n’est pas la seule : le chef a nommé ses six enfants d’après les noms de pièces de monnaie indonésienne.
On trouve également des dominos posés face sur la table en trois rangées de sept, une dizaine d’épines de porc-épic et un grand cahier contenant des combinaisons de chiffres et des inscriptions en sanscrit javanais. Ce sont les trois principaux objets sur l’autel de Bouddha.
Les journées de Vishnou, Papa Chef prélève au hasard une pièce de domino et une épine de porc-épic, en priant son père et sa mère de l’aider et de le favoriser.
Hors de la chapelle, il dépose la pièce sur une page du cahier qui contient, dans une rangée à gauche, des chiffres correspondant aux combinaisons de points de dominos et à droite, des inscriptions qui attribuent une valeur prévisionnelle au succès d’activités à entreprendre le jour ou la semaine suivante.
Par exemple, la combinaison six-six signifie que tout ira « bien », six-trois, ce sera « moyen » et six-quatre, « mauvais ».
Dans ce dernier cas, il faudra reporter à plus tard ce que l’on voulait faire et attendre la prochaine journée de Vishnu en portant sur soi l’épine de porc-épic et respecter le plus possible l’harmonie dans les relations avec les êtres vivants.
Ces appréciations « bon », « moyen », « mauvais » correspondent respectivement aux influences de Brahma, Vishnou et Shiva.
La simplicité apparente de ce système prévisionnel se complique par l’apport d’un ensemble de calculs, les Petang, basés sur des combinaisons de chiffres attribués aux différents jours, selon des cycles variables de cinq et de sept jours.
La combinaison du système de dominos et des calculs permet non seulement de savoir si une activité entreprise réussira, mais aussi, dans un cas positif, de connaître le moment optimum pour l’amorcer.
Le rôle le plus fréquent qu’il est appelé à jouer est celui de vaticinateur. Il s’agit de déterminer, à l’aide du système prévisionnel, la meilleure journée pour effectuer un voyage, construire une maison, contracter un mariage ou célébrer une fête ou un rite communautaire.
Par exemple, la tâche la plus importante est de mener à bien la marche des travaux collectifs.
Chaque phase de la production est liée aux divinités hindoues qui sont particulièrement actives certains jours de la semaine. La fonction de chacune des divinités détermine le comportement à prendre le jour correspondant. Un exemple illustre ce qu’il faut faire en agriculture.
Il doit déterminer le meilleur jour pour effectuer chaque type de travaux. L’heure aussi est importante. Quand on fait un abattis, il faut que ce soit un mardi, un vendredi ou un samedi. Shiva, le « ministre de la destruction » veille à la bonne marche de la coupe des arbres. Plus tard, quand on fait une pépinière, on plante les semences un dimanche ou un mercredi, Brahma le créateur fera pousser le riz. Pour les récoltes des pousses de riz, il faut attendre un lundi ou un jeudi, car Vishnou donne tout aux hommes.
Pour influencer la clientèle de son restaurant,
Papa a disposé les poutres du plafond de telle sorte que la première représente le chiffre 1 de Brahma, puis la deuxième Vishnou et ainsi de suite jusqu’à ce que la dernière soit revenue à Brahma. Construite à une date appropriée de son calendrier de la amène des gens important à manger chez lui.
Cela s’applique aussi aux réunions des politiques du village, elles se tiennent toutes un jour de Vishnou, journée où le chef pratique son ascétisme par le jeûne, l’abstinence sexuelle, la méditation et le refoulement de toute attitude agressive.

Pouvoirs mystiques et fonctions de Dukun

Papa Chef cumule aussi la fonction de Dukun, de guérisseur capable d’interpréter la maladie et de délivrer des soins. A Awara, des femmes sachant prodiguer des massages thérapeutiques ou détenant des savoirs de sage-femme ou de plantes médicinales étaient aussi des Dukun. Là ou Papa Chef se distingue est qu’il peut contrer la part mystique des maladies et surtout, de prévoir comment les éviter grâce à son système prévisionnel de calcul Petang.
Ces pouvoirs permettent de traiter des maladies. Certains traitements sont simples et consistent par exemple en l’application ritualisée de poudre « magique » à base de soufre à des furoncles.
Parfois, il peut s’agir d’aider une femme à accoucher. Il attache un licou à son cou et promène la femme dans le village. Il tente alors d’induire l’accouchement par mimétisme, la naissance étant généralement plus aisée chez les animaux que chez les humains dit-il.
Ces pouvoirs confèrent en outre le potentiel de chasser la mauvaise influence d’esprits qui tourmentent les humains.
Les malades viennent alors habiter chez lui. Pour soulager la peine d’un Indonésien de Cayenne séparé de sa femme, Papa Chef l’accueillit chez lui pendant une semaine et discutait avec lui des moyens à prendre pour résoudre ses problèmes.
Il le faisait jeûner et faire de petits travaux pour renforcer sa capacité de résistance au malheur
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